Leopardi

By Pietro Citati

Giacomo Leopardi était né à Recanati en 1798. Sa vie brève s'acheva à Naples en 1837. Il avait trente-neuf ans. Pendant longtemps, nous n'avons ecu en France qu'une imaginative and prescient partielle et imprécise de cette determine majeure de los angeles littérature. Au terme d'un travail considérable accompli au cours des dernières décennies, nous disposons désormais de traductions complètes des oeuvres essentielles du grand poète et penseur italien, y compris sa volumineuse Correspondance et son vast et fascinant Zibaldone. Ce livre arrive ainsi à element nommé.

Après une enfance heureuse, l. a. vie de Leopardi fut une blessure ouverte au coeur de sa jeunesse et jamais refermée. Il lui échut alors un destin sans autre miséricorde qu'une flamme intérieure portant l. a. pensée poétique à sa strength maximale et le verbe à sa plus haute perfection. Le temps où il vécut fut celui d'une stagnation et il jugea son époque "ridicule et glaciale". Après des années de réclusion à Recanati, où il se consuma dans des "études mortelles", Bologne, Pise, Florence et Naples scandèrent les étapes d'un chemin d'angoisse, de douleur, de désolation, de ardour, de solitude, mais aussi d'intense création et de quête jamais renoncée du bonheur. "Il est aussi most unlikely d'être heureux que de jamais cesser d'aspirer, par-dessus tout, voire uniquement, au bonheur", écrivait-il. Tout en suivant avec une empathie profonde l'itinéraire humain de Leopardi, Pietro Citati nous conduit au coeur de l'oeuvre d'un poète great et d'un penseur génial dont l'une des contradictions fécondes consista à être un Moderne détestant l. a. modernité.

À propos de Pietro Citati

Pietro Citati est notamment l’auteur de livres consacrés à Goethe, Tolstoï, Kafka, Katherine Mansfield, Proust, Homère, Zelda et F. S. Fitzgerald. Son roman Histoire qui fut heureuse, puis douloureuse et funeste a obtenu le Prix Médicis étranger en 1991. En France, l’essentiel de son oeuvre est disponible aux Éditions Gallimard dans les collections L’Arpenteur et Folio.

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C’était son avant-dernier salut à sa lune bien-aimée. Dolce e chiara è l. a. notte e senza vento, E queta sovra i tetti e in mezzo agli orti Posa l. a. luna, e di lontan rivela Serena ogni montagna. l. a. nuit est douce et claire et sans un souffle, Et paisible au-dessus des toits, au milieu des jardins los angeles lune repose, et de loin révèle Sereines, les montagnes. los angeles scène de l’Iliade demeure encore à l’arrière-plan. Les étoiles disparaissent, qui chez Homère deviennent toutes visibles, et aussi l’espace indicible, giant sous los angeles voûte du ciel : l. a. vue se concentre sur l. a. lune.

Il ne faut pas que l’univers entier s’arme pour l’écraser : une vapeur, une goutte d’eau suffit pour le tuer. Mais quand l’univers l’écraserait, l’homme serait encore plus noble que ce qui le tue puisqu’il sait qu’il meurt et l’avantage que l’univers a sur lui. L’univers n’en sait rien. » Enfin, Leopardi se moque une nouvelle fois de lui-même : une web page du Zibaldone, écrite le 13 août 1823, affirmait que l’homme, en reconnaissant sa propre petitesse dans l’univers, révèle los angeles noblesse, los angeles strength et l’immense capacité de sa nature, � laquelle enfermée en un être si petit et insignifiant » a pu embrasser et contenir par l. a. pensée � cette immensité même de l’existence et des choses ».

Et quel don lui permet de connaître les secrets and techniques et les plans de Dieu, et le cœur non moins mystery de l’homme ? Une selected est certaine. Le serpent n’est pas, comme le disent saint Jean et Dante, � menteur et père de tout mensonge ». Quel que soit son rôle dans l’économie de l’univers, il dit l. a. natural et easy vérité, même s’il joue ironiquement avec les mots. En mangeant le fruit de l’arbre, Adam ne mourra pas (du moins pas tout de suite). Ses yeux s’ouvriront, et son esprit deviendra pareil à celui de Dieu.

Il avait à nouveau de l’appétit, los angeles mélancolie l’abandonna, il recommençait à rire et à se divertir, il raisonnait en lui-même de choses et d’autres, accueillait et goûtait les plaisirs, et surtout, il se remit à los angeles lecture et à l’étude. Comme sa ardour diminuait, il reprit son � train de vie habituel ». En réalité, l’amour n’avait pas disparu. Même s’il languissait, comme une lampe dont l’huile s’épuise, il durerait peut-être longtemps, � toujours donnant… l’apparence de s’éteindre, et jetant par moments quelques étincelles ».

29, 35-30, 21 : Z 1401 ; Teresa Teja Leopardi, word biografiche…, p. 32-33. 30, 33-31, 13 : � Entro dipinta gabbia ». Tutti gli scritti inediti, rari e editi 1809-1810 di Giacomo Leopardi, sous l. a. path de Maria Corti, Bompiani, 1972, p. XXI, 454 ; Z 3265, Z 3078-3079. 31, 18-19 : ROMB 18-20. 32, 7-11 : PP 712. 32, 11-30 : MI 304 ; Appendice all’Epistolario e agli scritti giovanili di Giacomo Leopardi in step with cura di Prospero Viani, Firenze, 1878, p. XXXV. 32, 31-33, 16 : Z 339-340 ; à Pietro Giordani, 17 décembre 1819 ; Z 528, Z 2524.

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