La main coupée

La major coupée est un monument aux morts de l. a. Grande Guerre, comme ceux sur lesquels on a inscrit, année par année, les noms des disparus, morts identifiés mais morts obscurs, sans gloire. Blaise Cendrars a prélevé dans sa mémoire les bribes de l. a. vie et de los angeles mort de ses compagnons de wrestle, des hommes ordinaires, tragiques ou cocasses, échappant à toute imaginative and prescient héroïque ou édifiante.
Lorsqu'elle paraît en 1946, La major coupée est plus qu'un témoignage retardé, c'est une réparation. Réparation parce qu'elle est un mémorial contre l'oubli, réparation aussi pour son auteur qui, dans cet ouvrage tardif, s'autorise enfin, librement, à parler longuement de los angeles guerre, de sa guerre, comme il ne l'avait jamais fait, comme personne ne l'avait jamais fait.

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Qu'est-ce qu'il y a de vrai dans tout ça, je ne peux pas y croire, hein ? MOI. – L'histoire du petit chien, eh bien, je vais vous los angeles raconter l'histoire du petit chien, vous allez voir. Ce sont de beaux charognards que vos sergents... LUI. – Ne te monte pas... MOI. – Si. Je les descendrai à coups de fusil. LUI. – Calme-toi. Tu en dis trop. Je ne puis mettre ça. MOI. – Au contraire, mettez-le. Je m'en fous. Je les emmerde. Ce sont des lâches et le colonel aussi, je l'emmerde. On n'a pas idée de porter des accusations pareilles.

Des cigares d'officiers... Le sale bougre ! Et dire que c'était moi-même qui l'avais fouillé ! Il se payait ma tête. – Attention. Pas de blague, hein ? N'oublie pas que tu es prisonnier de los angeles Légion. On ne rigole pas, nous. Die Fremdenlegion... Compris ? Le Boche se mit au garde-à-vous, claqua les talons, salua, puis il s'accroupit sur le sol et se mit à dérouler rapidement l. a. couverture qu'il portait sous le bras. Il en sortit une boîte de cigares qu'il me tendit. – ... des cigares d'officiers, répéta-t-il.

C'est de l. a. charcuterie qui arrivait de chez toi, de l. a. maison ? – Oui, il y avait de l. a. hure, des saucissons, une choucroute garnie, du pâté d'oie... C'est ma femme qui me l'envoie. – Tu es marié ? – Oui. C'est ma femme qui tient l. a. boutique durant mon absence. – Tu as des enfants ? – Oui, j'en ai six. – Ne t'en fais pas, vieux. Ta femme t'en fera encore un ou deux durant ton absence. Tu ne seras pas mal. On va t'envoyer dans le Midi de los angeles France. Tu auras le temps de t'y accoutumer. – Vous croyez que los angeles guerre sera encore longue ?

Ils avaient parcouru ainsi une quinzaine de kilomètres quand ces hommes tombèrent à un croisement sur un camion qui leur parut intact et qui, ô veine ! démarra au most excellent touch. Le fils de ma concierge s'installa au volant, ses camarades comme ils le purent dans le coffre du véhicule qui était un fourgon-radio tout encombré d'appareils compliqués, et comme l'avant du camion était tourné du côté de Paris et que lui-même était Parisien, le fils de ma concierge fonça droit devant soi dans l. a. nuit pour arriver vers les deux heures du matin, rue de Savoie, chez ses mom and dad.

Je t'ai proposé comme caporal, mais le nouveau colonel ne veut rien savoir à reason de cette vieille histoire des photographies du Christ de Dompierre. Tu es mal noté. Tu ne te gênes pas de dire ton opinion. Tu es trop hardi. Tu es trop libre de los angeles langue. Les sergents font des rapports. Je ne veux pas savoir ce que tu fais ni remark tu t'y prends pour te mettre tous les gradés à dos, mais mets-toi bien cet axiome dans l. a. tête : pas vu, pas pris ! C'est le début de l. a. sagesse au régiment et je ne veux plus entendre parler de toi.

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